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Skis 2014-2015

4 mai 2014 26220 Vues

Skis de piste

La catégorie « Ski de piste » regroupe des produits optimisés à 100% pour une utilisation sur piste damée. Depuis quelques années, ce sont des skis conçus (avec plus ou moins de bonheur) pour une technique de ski moderne dite « virage coupé » ou « carving ». Cette technique, apparue avec l’avènement des skis paraboliques, permet essentiellement d’accéder à des sensations de glisse décuplées par rapport à la technique de ski traditionnelle (flexion/extension verticale, planté du bâton, virage initié en faisant déraper l’arrière des skis). Bien évidemment, cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas skier avec une technique traditionnelle sur des skis modernes mais, suivant les modèles, la transition d’un mode à l’autre sera plus ou moins agréable.
Avec l’envahissement du marché par les skis dit « All mountain » les gammes piste deviennent de moins en moins étoffées chez les différents fabriquants. Pourtant, ne nous y trompons pas, le ski de piste reste l’instrument idéal pour profiter au mieux des belles pistes que nous proposent les stations. Pour les skieurs experts qui font de tout, c’est le produit idéal pour complémenter un ski de hors piste. Les skieurs de niveau moyen pourront, eux, se contenter des fameux all-mountain car ils ne tireront pas forcément partie de l’apport du ski étroit.
Ce que nous jugeons sur un ski de piste
  • Accroche sur le dur
  • Stabilité à vitesse soutenue
  • Qualité de la conduite de courbe
  • Dynamique
  • Consistance sous le pied
  • Progressivité de la mise en dérapage
  • Effet de spatule

Match GS grand public

Match SL Grand public

DPS Cassiar 85 pure3

Le Cassiar est le ski de piste de DPS. Bien que l’on n’attende pas à priori DPS sur ce terrain, il était intéressant pour nous de voir ce que pouvait apporter la construction full prepreg carbone sur un ski de piste. Nous voulions surtout aussi vérifier eu la construction Pure3 apportait réellement un gain de confort en absorbant les vibrations éventuelles. De façon évidente, le Cassiar 85 est un ski atypique : au départ, il est très surprenant voir un peu déstabilisant d’avoir un ski si léger au pied qui dégage autant d’accroche sur la carre. Une fois l’effet de surprise dissipé, on découvre un ski assez joueur grâce à un rayon ressenti assez court. Malgré l’accroche de très haut niveau, la transition vers le glissé / dérappé sur fait en douceur, ce qui apporte une bonne tolérance au ski. Côté confort, aucune vibration parasite à noter : les éléments interne la construction Pure3 jouent parfaitement leur rôle. Si on lui rentre dedans, le Cassiar 85 dévoile un caractère sportif mais pas explosif : on reste dans la mesure et il ne fait jamais défaut. Si on n’y prend pas garde, le Cassiar a toutefois tendance à mettre le skieur ‘à cul’ en sortie de virage lorsque l’on attaque un peu fort : la dynamique du ski n’est pas un vain mot … donc dans un mode sportif, il ne faut pas s’endormir dessus ! De notre avis, on ne regrette qu’une chose sur ce ski par ailleurs si attachant : monsieur DPS, enlevez nous du rocker avant pour que l’entrée en courbe soit plus rapide.

DPS Cassiar 85 Hybrid T2

Le Cassiar en version hybride est plus accessible que sa version pure3. Nous avons trouvé qu'il était plus facile d'y trouver son équilibre. L'accroche est excellente, et son élasticité le rend très joueur en virage coupe. On regrette juste un effet de spatule qui pourrait être plus marqué (à bas le rocker en spatule sur les skis de piste) et qui permettrai d'avoir un comportement plus intuitif à base vitesse. Le rayon ressenti est court mais la stabilité à vitesse soutenue de bon niveau.

Au final un ski amusant et très attachant qui donne envie d'en savoir plus.

STOCKLI AX 78 mm

même feeling, entrée en courbe encore plus facile grâce à la largeur Même stabilité que le géant nécessite plus d’appui à haute vitesse pour le garder stable rayon intermédiaire 178cm parfait - agréable rayon facile à gérer Agréable en virage dérapé, contrôlable, accroche régulière. Le ski ne bloque pas sous le pied les skis sont amortis Sensation d’accroche très répartie sur l’ensemble du ski, ce qui remet de ne pas bloquer sous le pied sur des appuis forts

STOCKLI Spirit globe

Plus traditionnel, plus rassurant en virage dérapé à vitesse soutenue. Permet de découvrir le carving

STOCKLI O2

Encore plus doux que le spirit rayon plus court, moins précis, relance en petit virage. Moins stable et rassurant à vitesse soutenue. Il boucle plus mais la spatule se balade si on va vite car la spatule veut fermer en permanence. Ski facile, moins incisif et précis sur les neiges dures. Ultra confortable

NORDICA Spitfire EDT et GSR EDT

On ne peut par parler de la gamme piste sans évoquer les 2 EDT Nordica (GSR et Spitfire). Ces skis n'ont certes pas évolué pour 2015 puisqu'ils avaient été totalement revus en 2013 et 2014. Il restent toutefois de véritables références dans leur domaine et il font clairement partie des meilleurs skis que nous n'ayions jamais testé (avec les Ato D2 et autres Kessler, Kastle et Stockli). En échappant à la mode du Rocker qui n'a à notre avis rien à faire sur un ski de piste, Nordica a sû garder un comportement agressif, mais pas brutal. Ces 2 skis sont destinés à des pratiquants de très bon niveau maîtrisant parfaitement la conduite coupée. Pour ces derniers, ce sont tous les 2 de vraies armes à plaisir. On a une accroche exceptionnelle et un dynamisme de très très haut niveau sans avoir un ski raide. Le Spitfire, plus accessible avec son rayon plus court, pourrait même être proposé à un skieur moyen qui s'y fera plaisir, mais il n'exploitera probablement pas 30% de ces capacités. Tout comme les D2 d'atomic, le spitfire EDT est vraiment un ski qui peut s'adapter au niveau de son conducteur !

Nous avons profité de ce test pour refaire des essais de taille de ski sur la gamme piste. Suite à ces tests, nous confirmons que le GS doit se choisir en gros à la taille de la personne. Pour le spitfire, les 2 choix -3cm et -12cm de la taille sont pertinents et admissibles. A -3, on se rapproche un peu du comportement du GSR. A -12, on est plus proche à notre avis du but recherché par le fabriquant avec une énorme maniabilité. Ceux qui savent avoir de la flexion de cheville vont même se rapprocher fortement du comportement d'un ski de slalom, à condition d'avoir les jambes pour tenir la bête.

Skis All mountain

Le All-Mountain, qui est un ski de piste élargi entre 80 et 90 mm au patin, représente commercialement le plus gros marché. C’est un domaine où toutes les marques se battent à couteau tiré pour faire du volume. Logiquement, c’est dans cette catégorie que sont dépensés les plus gros budgets publicité et marketing (rossignol bandit, rossignol experience, salomon enduro, atomic nomad, nordica FireArrow etc.).

Le concept du « all-mountain » consiste à apporter un peu de facilité dans les neiges molles par rapport au ski de piste traditionnel. De façon plus terre à terre, c’est surtout un moyen de profiter commercialement de l’attrait du public ski loisir (la plus grosse population de skieurs) pour le pseudo hors piste (3 virages dans la neige molle entre 2 pistes). Les marques essayent même de faire croire que ces skis sont capables de faire occasionnellement du vrai hors piste. Pour assoir leur message sans mentir effrontément, les marques ont trouvé un moyen élégant de décrire les skis all-mountain avec des pourcentages. On parle ainsi d’un 80/20 ou 70/30 … ce qui signifierait (j’insiste sur le conditionnel) que le ski est fait pour pratiquer 70% de piste et 30% de poudreuse. De façon plus réaliste, imaginons que sur une semaine de ski, vous fassiez 2 jours de hors piste dans la poudreuse (j’entends plus de 20cm de profondeur) avec votre all-mountain … et bien je vous garanti que ces 2 journées de galère resterons gravées dans votre esprit : c’est un peu comme aller faire 2 jours de VTT avec un vélo de route: faisable mais physique, pas amusant, et surtout inadapté.

Pour être plus honnête, disons que le all-moutain est un ski conçu pour la piste, et offrant un léger surcroit de facilité dans les neiges molles (neige fraichement tombée ou neige fondue), et une découverte du carving un peu plus aisée qu’un ski de piste, au prix de performances dégradées dans les conditions de neige dure (verglas) … à niveau technique et dépense physique égale.

Ce que nous jugeons sur un ski All Mountain : la même chose que sur un ski de piste puisque c’est cela dont il s’agit

DPS Cassiar 95

Le cassiar 95 est très différent du 85. C'est un ski raide et exigeant , plutôt taille pour la vitesse. L'accroche est énorme sur piste, ce qui en fait une arme de carving, mais le rend physique de peu tolérant. Par contre, il devient plus accessible en neige molle. Peu maniable à basse vitesse, le Cassiar 95 s'adresse à des skieurs modernes à la technique aboutie, et qui ont de très bonnes cuisses. Les sensations sont par contre en phase avec l'énergie dépensée.

ATOMIC Blackeye ti

Après un test relativement décevant l'an passé suite à un problème de préparation, le modèle 2014 2015 nous a permis de retrouver un véritable référence du marché. L'évolution concerne essentiellement un amortisseur qui va apporter du confort sur les terrains dégradés (nous n’avons objectif rien senti de ce côté). De façon générale, on retrouve un ski dynamique et précis offrant à tous les adeptes du Carving ce qui se fait de mieux en matière de ski all Mountain (disons plutôt piste élargi). Au programme, on a une vraie conduite de courbe, une entrée en virage rapide et incisive, une bonne stabilité à grande vitesse … et tout cela avec un ski qui reste très raisonnable en terme d’inertie aux pieds (plus léger en sensation qu’un expérience 88 par exemple). Attention, la forte rigidité de ce ski en torsion pourra le rendre physique pour ceux qui restent sur une technique traditionnelle. C'est derniers seront toutefois conquis par la croche infaillible du Blackeye sous le pied.

Au, le BlackEye Ti retrouve à nos yeux sa place sur le podium des skis piste élargis sportifs. Il perd juste sa place de numéro un au profit du Stoeki Vario, sans rougir compte tenu de l’écart de prix.

NORDICA FireArrow 76 Ti

La seule vraie nouveauté de cette gamme allMountain Nordica est le FireArrow 76 Ti ... et c'est une énorme réussite. Pour faire simple, il s'agit tout simplement du Spitfire Pro avec une déco juste somptueuse, et des lignes de côtes légèrement revues. Le résultat est un ski léger, maniable, accrocheur et dynamique ... bref, très peu de défauts pour l'un des tout meilleurs skis de sa catégorie.

Plus en détail, le FireArrow 76 est un ski étroit au patin avec un gros effet de spatule et un rayon autour des 15m. Par rapport au Spirtire Pro dont il est issu, on ressent un rayon un poil plus court et une capacité à fermer un peu plus les courbes. Il est par contre un poil moins stable à vitesse soutenue. Je précise quand même que je chipote car les skis sont très très poches : il a fallu les échanger successivement plusieurs fois sur la même piste pour les différentier.

Par rapport à son grand frère (le spitfire EDT), le FA76 est beaucoup plus léger et moins fatiguant. Il demande moins de dépense physique pour en tirer le meilleur, et permet plus facilement de skier 'cool'. Par contre, il est évidemment moins efficace quand on lui 'rentre dedans'. En particulier, le travail de la spatule se dégrade un peu lorsque l'on va chercher des angles importants. Signalons toutefois que compte tenu du public visé, il y a de très faibles chances que l'on arrive aux limites de ce ski. Les quelques skieurs capables de tirer réellement partie de l'apport de l'EDT se tournent rarement sur la gamme de tarif du FA76. Donc pas de stress.

Pour finir, nous n'avons pas encore le positionnement tarifaire définitif du FA76, mais il devrait être en dessous de 650eur... et il constituera alors l'un des tout meilleurs rapport qualité prix que nous ayions eu l'occasion de déceler sur une gamme piste depuis quelques années.

ATOMIC Nomad Crimson Ti

Renouvelé l’an passé, le Crimson a été, disons le tout de suite, un gros coup de coeur. Les 85mm sous le pied sont oubliés en 2 minutes, et on retrouve un ski très proche d'un pur piste avec des performances incroyables sur le dur même à très grande vitesse (et croyez nous, nous l'avons poussé ...). La stabilité est impressionnante quand on sait que nous avons testé le 178 pour un gabarit de 1m80/76kg. Ce qui est incroyable, c'est que cette stabilité ne se fait pas au détriment du côté dynamique et joueur. Côté accessibilité, on retrouve comme l'an passé un ski assez technique et sportif qui demande au moins des jambes. En comparaison avec d'autres all-mountain (comme le head REV ou le THE SKI par exemple), on ressent plus les choses, il y a moins d'amorti, plus de sensations. Au final, le Crimson ravira les skieurs sportifs qui veulent une dynamique Fun.

Pour la première fois (en dehors des skis KASTLE et STOCKLI), on a un all-mountain de grande marque qui pourrait faire passer à un excellent skieur l'envie d'avoir absolument un pur piste dans son quiver. Bien sur, ce ski n'est pas fait pour faire du hors piste, mais il apporte bien plus de confort qu'un pur piste dans la traffole.

BLIZZARD Bushwacker

Le bushwaker surprend immédiatement pas sa légèreté sous les pieds. Il n'en demeure pas moins un très bon carveur tant que ce n'est pas complètement glacé. C'est un ski très précis en conduite mais assez doux qui renvoie avec beaucoup de progressivité. En petits virages, sa légèreté le rend maniable même lorsque la pente est très prononcée. Au final, un ski très équilibré qui privilégiera le confort à l'agressivité.

HEAD Rev Pro 85

La gamme REV HEAD affiche de fortes ambitions, en combinant un rocker avec un double rayon.

Après un essai très décevant l'an passé à cause d'une préparation ratée, nous avons re-testé ce modèle pour en avoir le coeur net. Ce fût plutôt une bonne surprise. On a trouvé un ski très sein et homogène. Un peu comme le Rossignol Experience 88 en plus souple, plus léger et plus élastique, le REV 85 Pro est un grand adepte du carving plaisir. Son contact ski-neige est encore plus travaillé que sur le rossignol, tout comme son aisance dans les petits hors piste (y compris traffole). Si on le compare au Blackeye d'ATOMIC (version classique non Ti), on a clairement bien plus de confort, et plus de douceur. On ressent moins le caractère sportif même si techniquement, il offre des prestations très proches (accroche et stabilité). Ce ski est si complet que nous nous faisons un grand plaisir de l'ajouter à notre sélection, sans aucune réserve.

SCOTT the Ski

Avec The SKi, scott a joué un gros vatout l’an dernier en lançant un nouveau modèle à grand renfort de marketing.?The ski combine largeur, rocker, avec un noyau haut de gamme. Par rapport aux skis habituels chez scott, on a enfin un ski beaucoup plus intéressant sur piste. Il est très équilibré, maniable sur piste, et bien plus précis que les autres scott. C'est un vrai all mountain capable de tailler de vraies courbes même sur le dur. Le contact ski-neige est très travaillé, et malgré le rocker, on a réellement l'impression d'une longueur de contact importante, d'où un vraie impression de facilité et de stabilité à grande vitesse. C'est un ski très intuitif dans ces conditions. Il perd par contre un peu en facilité hors piste ou dans la trafolle par une mise en virage demandant un peu d'attention, même si il déjauge rapidement.

Et comme toujours chez scott, le confort et l’intuitivité est au rendez vous … vous ne mettrez pas longtemps à comprendre comment il fonctionne.

Skis Freeride polyvalent

Selon les marques et les magazines, cette catégorie de ski est aussi appelée « 50/50 ». Dans cette catégorie, on s’intéresse à de skis développés pour offrir la capacité de pratiquer la piste et la poudreuse … et ainsi d’apporter le meilleur à un skieur voulant s’aventurer partout à l’aide d’une unique paire de ski. Compte tenu de l’évolution des technologies, on va trouver dans cette catégorie des skis entre 95mm et 115mm au patin.

Le développement d’un ski polyvalent est une opération délicate car il est nécessaire de concilier des contraintes antagonistes. Tout est donc une question de dosage et d’équilibre. Et ne vous voilons pas la face : il y aura forcément des concessions faites par rapport à un outil spécialisé. Nous insistons donc sur le fait que cette solution d’adresse à un skieur pas trop exigent, et plaçant la contrainte de ne posséder qu’une paire de ski comme facteur numéro 1.

Techniquement, le ski polyvalent idéal doit avoir un maximum de portance dans la neige molle, et en même temps une excellente accroche et stabilité sur la neige dure. Si on y ajoute un besoin de maniabilité hors piste (pour skier dans la forêt par exemple), on a finalement besoin d’un ski raide en torsion (accroche sur le dur et stabilité), mais avec une répartition de rigidité en flexion très bien étudiée pour offrir portance et confort, sans sacrifier l’équilibre longitudinal. Bien sûr, rigidité en torsion mais pas en flexion est très complexe à obtenir, en particulier si on souhaite maîtriser en plus de poids du ski.

Ce que nous jugeons sur un ski freeride polyvalent

- Accroche sur le dur

- Stabilité à vitesse soutenue

- Qualité de la conduite de courbe

- Dynamique

- Consistance sous le pied

- Progressivité de la mise en dérapage

- Effet de spatule

- Portance en neige molle

- Stabilité dans la trafolle

- Maniabilité hors piste

- Equilibre longitudinal dans les neiges molles

VOLKL bmt 98

Le bmt et un nouveau ski conçu pour une utilisation freeride / rando. Il est aussi annoncé pour une utilisation potentielle comme ski polyvalent 50/50. Les premiers virages sur piste sont très surprenants car nous ne nous attendions pas à cela: c'est un ski qui n'a aucun effet de spatule. A vitesse faible et moyenne, il ne peut être que skié en technique classique. A grande vitesse en revanche, et en prenant des angles importants (ce qui est réalisable car le ski est pratiquement droit), on parvient à tracer de grandes courbes sur la carre et on commence à ressentir un petit renvoi du ski. Le poids réel et ressenti est exceptionnel : une vraie plume. La stabilité à grand vitesse est surprenante pour un ski de ce poids. Hors piste, nous n'avons malheureusement pas pu les tester dans de la vraie poudreuse car les conditions étaient assez moyennes le jour des tests. Dans la trafolle par contrfe, il manque cruellement de confort et de facilite de mise en virage. On est loin du nouveau mantra qui nous a paru bien plus accessible dans la même situation. Au final, on a un peu du mal à cerner la cible de ce ski ... Peut être un skieur très classique recherchant avant tout la légèreté pour une utilisation 90% rando.

VOLKL mantra

Pour la saison 2014-2015, volkl renouvelle à 100% son best seller. Le mantra est désormais un ski à double cambre inverse et cambre plat sous le pied. Malgré peu d'effet de spatule à petite vitesse, la mise en courbe sur piste est immédiate et facile. La conduite de courbe et l'accroche sont de très bon niveau ... Ce qui est loin d'être systématique pour un ski à double rocker. Le mantra gagne cette année tellement en facilite d'accès et en polyvalence que ce fut un véritable coup de cœur. Il reste un ski assez puissant, mais il est bien moins physique que son prédécesseur. Hors piste aussi, l'accessibilité fait un bon en avant avec un déjaugeage et une maniabilité en nette progression. Au final, le mantra à subit une cure de jouvence qui en fait l'un des 100 au patin les plus intéressant du marché pour les bons skieurs qui veulent un ski sportif.

LINE super naturel 100

Le remplaçant du INFLUENCE reprend une partie de ses caractéristiques. On retrouve un ski très traditionnel avec peu de rocker, et une consistance sous le pied marquée et rassurante. L'accroche sur le dur et la stabilité est plutôt au dessus de la moyenne, et le confort de très haut niveau. La maniabilité est bonne mais pas dans les meilleurs. Au final, un ski sans défaut que l'on oublie en skiant ... Selon le type de skieur, ce sera une qualité ou un défaut.

BLACK CROW Navis

Sur piste , le navis est un ski un peu old school privilégiant une technique traditionnelle. Il offre un excellent pivotement, mais très peu d'effet de spatule. La conduite de courbe en virage coupe est difficile et le pied aval est très vite fuyant. A vitesse soutenue ou sur piste dégradée, le contact ski / neige devient très moyen et peu rassurant (sensation de flottement). On sent une accroche très concentrée sous le pied , probablement signe d'une relative souplesse en torsion. Par contre, le Navis est un ski très confortable. Hors piste, la maniabilité est dans la moyenne: c'est bien loin maniable qu'un DPS Wailer 112 et qu'un soul 7. Par contre, c'est plus maniable qu'un mx108 ou autre ATOMIC ritual. C'est un ski qui séduira les skieurs traditionnels recherchant un bon compromis confort / caractère ... Un peu dans l'esprit des Movement mais avec moins de confort et plus de poids.

ATOMIC Vantage Alibi

La gamme Atomic vantage, et l’Abibi en particulier, colle parfaitement à ce que nous appelons le ski « tout-terrain » au sens propre … j’entends par là capable d’un compromis idéal pour tout faire avec un seul ski (piste, poudre, neige de printemps, hors piste crouté ou soufflé etc.). Attention, cela ne veut absolument pas dire que ces ski sont les meilleurs partout (et loin de là) , mais que le compromis est acceptable partout.

Si on compare par exemple à la gamme automatic dans la même marque, ces derniers prennent un avantage évident dans les neiges molles (poudre, neige de printemps) autant en terme de performance (portance, fluidité) que de sensation (plaisir). Par contre, ile marquent le pas sur le dur, que ce soit sur ou hors piste (bon courage pour passer une journée en hors piste béton sur un Automatic 117).

Techniquement , les vantage sont relativement raide en torsion (bonne accroche et conduite de courbe), et ont peu de rocker en spatule (entrée en courbe rapide et précise, tenue de courbe à grand vitesse). Par contre, ils n’auront pas le petite grain de folie d’un DPS wailer 112 ou autre BlackDiamond amperage.

STOCKLI Stormrider 100

agréable en poudre, mais pourrait être plus ludique. portance honorable et efficace. le talon accélère à chaque fois et ne lâche pas, ce qui le rend pas si simple dans la forêt, équilibré dans la trafolle. Physique dans les bosses (trop d’accroche pour 100mm). Lame de rasoir sur piste. Amorti, contact ski neige, ne lâche jamais . Demande du physique mais pas raide. Grosses sensation sur piste, et tourne court. ne se skie pas en dérapage ! plus facile que le kastle, plus amorti, et presque aussi table à grande vitesse mais plus physique 86mm vario Mx88 en plus court. plus facile à varier le rayon et à entrer en courbe plus porteur hors piste que le Mx88

NORDICA Energy 90 et Energy 100

Cette nouvelle gamme vient s'intercaler entre les gammes Nordica FireArrow et Hell & Back, avec la vocation de donner un caractère un peu plus alpin aux gammes freeride rando. Disons le tout de suite, nous étions assez sceptique au départ pour 2 raisons : tout d'abord nous avions un souvenir très moyen de l'essai de cette gamme freeride-rando l'an passé et d'autre part car cela vient rajouter des modèles à une gamme déjà énorme et complexe à déchiffrer. Nous verrons que le premier point a été corrigé, mais pas le deuxième.?Cette nouvelle gamme est donc constituée de 3 modèles ayant respectivement 80 ,90 et100mm de largeur au patin. Ils ont tous un rocker en spatule et un très léger rocker en talon. Les lignes de côtés offrent un rayon moyen, une spatule progressive , et un talon pincé un peu comme sur le dynastar cham. Nordica applique ainsi des solutions désormais classiques mais parfaitement dans la tendance. En cela, la gamme évolue nettement par rapport aux hell & back plus classiques.?Le noyau dit wicore est un noyau bois qui offre a la fois une bonne dynamique et un poids léger. Ainsi, tous les skis de cette nouvelle gamme paraissent très léger au pied (même en 100 au patin !). Sur la piste, nous avons été très agréablement surpris par les Energy : malgré le poids léger et un confort excellent, les skis ont une très bonne tenue sur le dur et une conduite de carré précise. Je dois même dire que je retrouve un peu le même caractère que nous avions tant aimé dans les El paco et Soul rider, le tout dans un ski un peu plus raide et sportif. D'ailleurs, c'est probablement à ce jour le skis les plus performants que nous avions eu l'occasion de tester dans des gammes orientées confort et légèreté.?Comme beaucoup de skis modernes, on ne sent que très peu la largeur sous le pied, et pour un skieur maîtrisant le conduite coupée, même le 100mm est un véritable jouet sur la piste avec un passage carre à carre assez rapide. Les Energy sont aussi faciles en virage coupe qu'en conduite glissée. La transition entre les 2 modes est d'ailleurs particulièrement douce. En petit virage godille , on profite à 100% de la faible inertie du ski qui reste du coup très maniable ?Hors piste, puisque c'est aussi la vocation de cette gamme, nous les avons testé sur une neige un peu compliquée (succession de zones poudre puis soufflé). Le comportement est sein mais clairement plus adapté à des bords de piste qu'à du vrai freeride. Seul le 100 permet de commencer à s'appuyer un peu sur la spatule. Les 90 et 80 restent des skis all-mountain qui nécessitent une position en arrière pour tourner en neige molle. Dans la traffole, les skis restent confortables, et rassurant à vitesse modérée. Pour être pointilleux, On aurait aime un poil plus de portance en spatule.?Sur neige dure, le comportement des skis est clairement sans défauts, voir même consensuel ... Le seul point qui pourrait être critiqué est le manque d'effet de spatule, et la carre un peu courte. Évidement, tout ceci est inhérent au Rocker, mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. On se prend juste à regretter des fois les skis qui rentraient en courbe même sans pression sur la languette.?Une façon de limiter les effets indésirable du rocker sans en perdre les avantages consiste à choisir ses skis plus longs. Sur ce type de ski, il faut donc impérativement choisir plus grave que sa taille ... Et en l'occurrence en particulier sur le Energy 100 qui a la plus de rocker.?Concernant les 3 modèles, le 100 est clairement le plus sportif, polyvalent et intéressant. Le 90 est consensuel, et le 80 sans grand intérêt par rapport à un ski de piste ... Hormis pour sa légèreté.??Au final un ski ultra réussi , facile léger et confortable ... Peut être juste trop accessible pour les forts skieurs qui en feront (trop ) vite le tour. Pour tous les autres, foncez, il n'y a rien à jeter.

ATOMIC Automatic 102

En succédant à l’Access, l’Automatic 102 est un ski ATOMIC en 102 au patin et rocker marqué devant et derrière. On apprécie en premier lieu le côté plutôt léger et souple du ski. L’A 102 est un ski ultra joueur clairement typé hors piste et freestyle. Très à l'aise dans la poudre et les neiges traffolées, c'est un ski qui déjauge assez vite pour sa lrgeur et sera l'atout des poids légers qui ne peuvent emmener un gros fat comme un Rocker 122 ou autre Lotus 138. On a un ski à la fois dynamique (car pas impossible à plier), suffisament raide en talon pour garder un minimum de stabilité, et maniable même dans ces conditions encombrées (forêt). Une référence pour les petits gabarits qui apprécieront par dessous tout sa souplesse, sa facilité et son prix très bien placé. Pour info, notre testeuse qui est loin d'être une adepte du hors piste, a carrément kiffé sur le modèle en 182 (gabarit 1,70m / 58kg) dans plus de 30cm de peuf et dans la forêt. Au cas où il faudrait le préciser, ce ski n'est pas fait pour la piste même si il se gère sans trop de problème. Comme tous les skis de ce gabarit, il vaut mieux se limiter à des grandes courbes. Et encore, sa souplesse ne le placera pas dans le peloton de tête à ce niveau. Notre conseil : à prendre impérativement grand (clairement trop petit en 182 pour 75 kg ...)

ATOMIC millénium

Ce ski femme freeride n'a pas été le plus simple à prendre en main par notre testeuse peu habituée aux skis larges. Après 2 descentes, c'est rentré dans l'ordre. Elle a noté un ski polyvalent, maniable, mais un poil trop souple à son gout et qui aurait pu être un poil plus confortable . Par contre, il est apparu efficace sur piste à toutes les vitesses, ce qui n'est pas une généralité en matière de ski larges. Et surtout, il fait un malheur dans les changements de neige, et rassure même à grands vitesse par la qualité de ses appuis. Au final un très bon ski à tout faire !

BLIZZARD Bonafide

Ce ski en 98 au patin a été testé en 180cm. Comme avec le Bushwacker, le Bonafide tranche avec la réputation de rigidité des skis Blizzard. On est bien loin de tout ceci et le Bonafide distille au contraire des sensations de relative légèreté, et de confort. Pour en savoir plus, nous avons soumis ce ski au test du champ de bosse (qui est habituellement assez sévère avec les skis larges), et il a été très surprenant par son aisance relative dans ce domaine : probablement un des plus faciles de cette catégorie. En carving, l'accroche est excellente et la stabilité parfaite (plus que le SoulRide). Hors piste, le comportement est très agréable sur bonne neige et confortable dans la traffole. Il n'y a qu'à vitesse très soutenue que des skis plus rigides prennent le dessus mais au prix d'une dépense physique bien plus marquée. La portance est en retrait par rapport aux skis à gros rocker. Que dire de plus : nous avons été très agréablement surpris et ce Bonafide restera l'une des très bons souvenir des tests 2014 avec le Soul Ride de Nordica. Ces skis représentent vraiment ce que nous attendons d'un 50/50 moderne : une excellente homogénéité, pratiquement un sans faute sur piste et des capacités réellement intéressantes hors piste.

DPS Wailer 99 et Nina 99

Palme Ski Magazine (dans l'ordre des photos : Wailer99Pure3, Wailer99 hybrid, Nina99Pure3, Nina99 hybrid)

Comme toujours chez DSP, pas question de remplacer un ski si il n'évolue pas techniquement de façon fondamentale, et pas question de bâcler les choses. Il a ainsi fallu 3 saisons pour mettre au point ce Wailer 99, et le niveau de perfection atteint inspire le respect.

Pour la saison 2014-2015, pas de changement donc sur le shape de ce Wailer 99. Il continue a être produit dans les 2 types de construction : Pure3 et Hybrid. Nous rappelons que la construction Hybrid constitue l'état de l'art en terme de construction sandwich, avec un noyau mixte hêtre / bambou, une structure composite prepreg fibre de verre avec stringers carbone, une semelle course structurée, et des carres à haute résistance. La construction Pure3, quant à elle, est unique dans le marché du ski puisque DPS est le seul fabriquant à proposer des skis alpins construits avec une structure 100% carbone prepreg.

Dès le premier contact, et comme souvent avec DPS, on voit bien que l'on a sous les pieds un ski inhabituel. Disons le tout de suite, c'est un ski aux antipodes d'un ski traditionnel autant dans son comportement que dans sa construction. On comprendra donc que les amateurs de ski pieds serrés, tout en dérapé auront un moment d'adaptation. Les Wailer proposent en effet une relative souplesse longitudinale, mais une très importante rigidité en torsion. Ceci, associé à un rocker marqué à l'avant et sensible à l'arrière, en fait un ski ultra joueur et dynamique.

Sur la piste, le wailer peut surprendre, en particulier dans sa version PURE. Le ski est en effet extrêmement léger (3Kg la paire!). La version Pure2 avait tendance à retransmettre assez rapidement les irrégularités du terrain. La version Pure3 évolue sensiblement de ce point de vue avec un contact ski neige beaucoup plus doux. Par contre, son comportement reste irréprochable : on peut à la fois prendre beaucoup d'angle en virage coupé et appuyer fort dessus sans que rien ne lâche. On peut aussi le mettre en dérive très facilement car le rocker en talon offre une transition vers le glissé extrêmement douce. Il est complètement inhabituel et un peu déstabilisant au départ, d'utiliser un ski qui combine ainsi légèreté et accroche. Certains testeurs lui ont trouvé 'trop d'accroche' ... un comble :)

Dans la poudreuse, on découvre le 2e visage du wailer 99 et le vrai caractère DPS : une facilité hors norme, une dynamique à vous donner la chair de poule, et un ski qui déjauge comme peu d'autres 100mm, même si avec l'habitude, un bon 15mm de plus en largeur ne ferai pas de mal. La grosse et longue spatule travaille toute seule, n'enfourne jamais, et le talon est assez présent pouvoir s'appuyer dessus en toute confiance. Le Wailer 99 permet toutes les fantaisies, et donne confiance à toutes les vitesses. Ca taille, ça slide, on le place un peu où l'on veut et quand on veux, et ceci avec des sensations incroyables.

En haute montagne ou en rando, on découvre le 3e visage du Wailer 99 : une légèreté unique pour un ski de cette taille, et une sécurité (autant dans la sensation que dans les faits) bienvenue dans les zones les plus raides et tendues. Avec lui, les couloirs engagés passent comme une lettre à la poste : les virages sautés sont un jeu d'enfant, et quand on peut lâcher les freins pour terminer par un grand run, rien ne bouge.

Un très grand ski complet et attachant, à ne pas tester si vous tenez à la santé de votre porte-monnaie !

DPS Wailer 112RP 2.0

Le Wailer 112 est au catalogue DPS depuis 3 saisons. Ce ski, qui a dû établir des records par le nombre de récompenses qu'il a reçu dans le monde entier, est celui qui a propulsé la marque DPS au devant de la scène. Pour la saison 2014-2015, DPS propose une mise à jour de son best seller, sans rien révolutionner, mais surtout sans casser l’équilibre exceptionnel qui a fait le succès de ce modèle.

Au programme du wailer dans sa version 2.0, une ligne de cambre très légèrement revue avec des rocker avant et arrière très légèrement abaissés. On y gagne un peu de stabilité à vitesse soutenue, et en accélération dans la poudreuse.

Comparé au Wailer 99, les rockers du Wailer 112RP restent beaucoup plus marqués, et le rayon beaucoup plus réduit. Le comportement du 112 est donc assez différent du 99 même si certains points restent communs. Comme avec le Wailer 99, le 112RP est un ski incroyablement facile dans les neiges molles (poudreuse, soupe, transformée, croutée etc.). Ceci dit, le 112 est pourtant beaucoup plus maniable et joueur que le 99 : il pourrait presque permettre à un débutant de traverser une forêt dans la poudreuse ! Plus sérieusement, c'est un peu un mélange de S7, de cham 107 .. le tout avec 30% de poids en moins et 50% de dynamique en plus, et l'accroche d'un bon ski de piste pour un rayon théorique de 15m.

Comme pour le W99, le W112RP est assez déroutant sur piste tant le ratio poids / accroche / largeur au patin est inhabituel. En fonction de l'affûtage choisi, il peut offrir des performance de carving exceptionnelles (et uniques pour un 112 au patin), mais il nécessite alors une technique maîtrisée du virage coupé avec avalement. Avec un affûtage moins incisif et/ou une neige moins dure, il surprend par le sentiment de sécurité que procure sa tenue sur la carre.

DPS Wailer RPC

Apparu il y a deux ans en petite série, le RPC fait désormais partie de la gamme DPS officielle. Ce ski est dérivé sur 112RP avec moins de rocker, un rayon plus long et une structure plus rigide (autant en flexion qu'en torsion). Alors que DPS a toujours mis l'accent sur le côté ludique, facile et accessible de ses skis, le RPC marque le pas de ce côté avec un comportement plus sérieux ... ou en tout cas plus proche de ce que l'on a l'occasion d'essayer dans d'autres marques. Par rapprt au RP, le RPC est nettement moins confortable et sensiblement moins maniable, mais plus stable à grande vitesse en particulier dans la trafolle pour ceux qui ont les jambes.

Nous l'avons fait testé à tous type de skieurs. Ceux qui ont à 100% adhérés au concept sont des skieurs de très bon niveau, sportivement et techniquement au point. Il a en particulier fait l'unanimité chez les jeunes moniteurs de ski. Il a en particulier bluffé ceux qui fuient les skis avec rocker arrière (fan des talons plats). En effet, malgré un effectif cambre inversé sur le tail, le RPC a un talon ultra rigide qui dénote par rapport à la concurrence en offrant à la fois une relance incroyable, et un appui très solide lors des réception de saut.

Dévolu aux grands espaces et aux skieurs engagés, le RPC permet de découvrir une autre facette de DPS : sa capacité à faire des skis sérieux pour rideurs experts ou pro

NORDICA Soul Ride

Pour sa 3e saison d’existence, le SoulRide n’évolue pas, sauf dans sa cosmétique, particulièrement réussie cette année.Le SoulRide un ski de tous les jours à la fois joueur, dynamique et accrocheur. Un vrai concentre de plaisir au service du skieur moderne.?La largeur pourtant conséquente passe presque inaperçue tant le ski semble léger, facile et confortable. Tant que la neige reste bonne, le virage coupe est très précis et facile à trouver. Sur la neige très tendue, il ne pourra faire égal avec un vrai ski de piste bien conçu, mais il reste gérable et on lui pardonnera ce défaut tant il apporte du plaisir le reste du temps. ?Attention au choix de la taille : le 177 pour 76 kg est notoirement insuffisant hors piste pour trouver suffisamment de la portance dans les endroits encombrés. Compte tenu du Rockers marqué, et de la spatule arrière, il faudra prendre environ 10cm de plus que votre taille pour rester cohérent avec le programme du ski.

Attention, comme souvent avec les skis Freestyle BC, le SoulRide est assez souple en flexion. Il peut donc surprendre les skieurs ayant une technique traditionnelle car il n’offre pas une grand consistance sous le pied (peu de cambre et ski peu raide). Par contre, celui qui sait carver et prendre le d’angle découvrira un ski dynamique très attachant.

NORDICA El Capo

Ce ski, qu'il ne fait pas confondre avec l’ex El Paco, à eu la lourde tâche de venir remplacer l'Enforcer. On retrouve un skis long et rigide, mais étonnamment complet et efficace. Testé en grande taille, le El capo offre une maniabilité et un pivotement très correct. Évidemment, c'est à vitesse soutenue sur piste et dans la trafollée que ce ski est le plus impressionnant. Dans ces conditions, il est ultra stable et accrocheur : un vrai bulldozer. Pour les skieurs dont la technique permettra de manier la bête, c'est un des skis qui, par sa stabilité de très haut niveau, permettra d'accumuler le plus de dénivelé avec le moins de fatigue possible. Dans la poudreuse, la portance est bonne, mais en retrait par rapport aux skis à gros rocker comme le patron.?C'est au final un ski que nous conseillons sans retenue aux très bons skieurs plutôt physiques amateurs de grande vitesse tout terrain. Ceux qui préfèrent de la maniabilité à petite et moyenne vitesse se tourneront plutôt vers le soul ride ou le patron de la même marque.

ROSSIGNOL 7 Series

Quand ROSSIGNOL lance une nouvelle gamme de ski, c'est le branle bas de combat marketing et commercial. L’an passé, la marque française a mis l'accent sur la gamme freeride pour remplacer les S7 et autre super7 dont la vie commerciale commençaient à s'épuiser.

En renouvelant cette série, qui s'appelle désormais 7-Serie, Rossignol a mis les petits plats dans les grands avec en particulier un design très réussi. La techologie AirTip qui consiste à utiliser un noyau ajouré en spatule et talon, est très bien mise en valeur avec des jeux de transparence du plus bel effet. Pour être très franc, nous avons des doutes sur le réel intérêt en terme de poids car le noyau qui est à cet endroit en ABS (et non en titane comme a essayé de nous le faire croire un commercial de la marque) n'est pas plus léger qu'un noyau bois correctement choisi. A savoir aussi que d'autres marques utilisent le même stratagème (comme salomon).

Sur la neige, et après une présentation commerciale très appuyée, nous nous attendions donc a une révolution en terme de maniabilité et légèreté. Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous sommes resté sur notre faim ! Une fois n'est pas coutume, les skis tests se sont pourtant déroulés dans des conditions parfaites pour exploiter ce type de skis (entre 20 et 30cm de peuf hors piste et une bonne traffole sur la piste). Toute la journée, nous avons testé des skis entre 100 et 125 au patin ... et bien les Rossignol nous ont paru parmi les plus lourds aux pieds ... un comble. Même le Q115 de Salomon, qui n'est pas un modèle de légèreté, est apparu plus confortable que le Super 7. Seul le Soul 7 se démarque avec un côté léger et très ludique, mais pour le coup un poil trop 'mou', et surtout pas très rassurant à vitesse soutenue. En testant le Squad 7, nous imaginions que son inertie plus que respectable allait être compensée par une très bonne stabilité à haute vitesse. Il est vrai qu'elle est très honorable, mais pas meilleure que celle du Nordica Helldorado, qui reste pourtant plus léger aux pieds et bien plus confortable. La prochaine fois, nous irons tester avant d'écouter le discours commercial, ça nous évitera toute déception. Côté portance, les 7 series sont dans la bonne moyenne des skis de cette largeur. La longue spatule fait bien son travail, et le léger rocker arrière permet de slider pour boucler les virages lorque ça manque de place. De ce côté, on retrouve les recettes qui ont fait le succès des anciens S7 notamment.

Au final, la gamme 7 Serie propose des shapes modernes et aboutis, mis en valeur par un design que nous trouvons très réussi. Nous restons juste un peu déçus par une inertie trop importante des Super7 et Squad 7 et un confort perfectible par rapport aux meilleurs skis de la catégorie ... le marketing en aurait il trop fait au détriment du développement ?

Ski de freeride

Appelé aussi « Big Mountain » par certains, on s’intéresse ici aux skis développés et optimisés pour offrir un maximum d’efficacité et de sensations dans la poudreuse. Dans cette catégorie, on ne s’attardera pas sur les capacité sur piste : ici , on demande juste au ski de permettre de rejoindre le bas de la station par les pistes, mais sans forcément offrir de bonnes sensations à ce niveau. Par contre, on demande a un ski de freeride d’être parfait dans la poudreuse. J’entends par là : grosse portance, équilibre longitudinal, capacité à gérer la vitesse en toute situation, maniabilité en zone encombrée, stabilité en grande courbe, confort … et avant tout le reste : des sensations de voler au dessus de l’élément.

ATOMIC Automatic 117

Nous re-essayons l’automatic 117 qui faisait partie de notre sélection cette saison. Sur le papier, le ski aurait juste subit un léger durcissement du talon. Sur ce test, nous n’avons pas noté d’évolution notable : l’automatic reste un ski équilibré dans sa conception, et très polyvalent qui cultive le compromis réussi … un peu à mi chemin entre un Salomon Quest et un Rocker 2.

L'automatic a tout de suite paru relativement large mais vraiment gérable, même en grande taille. Dès les premiers mètres dans la poudre, on a pu vérifier que le déjaugeage est très bon. Le petits virages sont enchainés avec un joli rebond, et on garde une très bonne équilibration avant arrière sur des plus grandes courbes. Par rapport au bent chetler, c'est un poil moins confort mais plus stable à tous les niveaux. Sur la trafolle, le ski est facile à gérer mais on perd un peu d'équilibre. Sur la piste, qui n'est pas son domaine, on est surpris de la skiabilité. Même si ça tire bien dans les jambes quand on prend de l'angle, la maniabilité du ski reste bonne grâce à un excellent pivotement.

Testé aussi dans la plus grande taille (193), l'automatique prend un autre visage avec un ski moins joueur mais d'une stabilité impressionnante à grande vitesse. Il faut juste espérer que personne ne vous barre la route car il vous faudra quelques mètres pour vous arrêter ! Dans cette dimension, on vous conseille par ailleurs d'avoir de bonnes jambes car il est assez physique.

Si on compare a un S7 hors piste, l'Automatic est plus stable, plus dynamique mais un poil moins confort. Sur la piste, les 2 skis font jeu égal car ce que le S7 gagne en facilité, l'Automatic le récupère en stabilité et confiance dans les appuis. Si on pousse la comparaison avec la gamme Rossignol, on dira que l'automatic semble intermédiaire entre le S7 et le SQUAD 7. Ce dernier est en effet plus lourd, plus physique sans forcément apporter un plus.

Si on compare à un DPS Lotus 120, l'ATOMIC est clairement à son avantage sur piste, mais perd du terrain sur la plupart des niveaux hors piste (déjaugeage, dynamique, stabilité, passage dans la trafolle, légèreté). Il n'y a que sur le caractère joueur et la maniabilité que l'Automatique fait jeu égal.

Notons que cette année, Automatic devient une gamme et non plus un ski unique, histoire de profiter du succès commercial du 117. Toute cela est très artificiel puisque le 100 n’est autre que l’access. Reste le 109 qui est un nouveau ski s’intercalant entre les 2 sans apporter grand-chose de plus.

NORDICA Patron et Eldorado

Nous avons eu la chance, une fois n'est pas coutume, de tester dans la même taille 2 skis ayant le même shape avec 2 constructions différentes. Les conditions de neige réunissait des passages avec 20 à 35 de poudre, des passages en trafollee, et de la piste damée.?Pour les 2 skis, on a évidemment une portance incomparable avec les 50/50 comme le soul ride. Quel que soit la vitesse et les obstacles, le ski est maniable et efficace. Il se joue de tous les mouvements de terrain même en appui languette et reste en toute circonstances complètement maîtrisable ... il vole presque au dessus. Le rocker fait parfaitement son travail en évitant tout coup de frein dans les bosses hp. En comparaison avec beaucoup d’autres skis de la même catégorie, le Patron parait léger au pied et confortable. L'eldorado est plus physique et fatiguant, mais cela ne semble jouer que très peu sur son caractère ludique. Il est par contre sensiblement moins confortable et à plus d'inertie en demandant plus de jambes et plus de pilotage. l'helldorado est bien plus stable que le Patron sur pists et dans la trafollee, voir même impressionnant à grande vitesse ... son accélération est impressionnante.?Si on compare à notre référence (le Wailer 112), le déclenchement du virage demande un plus d'effort. Du coup, le Dps garde une longueur d'avance dans les endroits encombrés ou lorsque les conditions de neige sont vraiment compliquées. Par contre, le Helldorado passe devant et fait jeu égale avec le DPS RPC quand il s'agit d'évoluer principalement à grande vitesse en enchainant des dénivelés importants. L'helldorado, malgré son poids un peu excessif sur l'épaule, aura été l'un de nos coups de cœur des test 2013-2014.

STOCKLI 115 Pro

Dans l’esprit d’un automatique. Très stable à grande vitesse, défonce la trafolle . Plus amorti et meilleur contact ski neige. Pas raide, la spatule vit et portance honorable, mais manque de maniabilité dans la foret. Assez accessible, manque un peu de caractère ludique Sur piste, ca filter, agréable et collé à la neige. Impérial moins fatiguant qu’un automatic en 195 pas fun et pas suffisant pour gros skieurs

Rocker et effet de spatule

Avec la généralisation des skis proposant un rocker, l'industrie du ski cherche visiblement à surfer sur une mode qui ´fait vendre ´. Très objectivement, nous avons été les premiers a plébisciter cette technologie car elle a, selon nous, toute sa raison d'être pour le skis de hors piste. Elle offre un déjaugeage plus rapide, une meilleure maniabilité, et plus de tolérance dans les neiges difficile. Sur une neige dure, et à raison fortiori piste, le rocker diminue de façon importante la longueur de carre en contact avec la neige ... Sauf à des angles importants. Cela donne l'impression de skier sur des skis plus courts ... Et participe donc à une impression de facilité. Par contre, cela compromet de façon substantielle l'effet de spatule qui aide le ski en entrer en courbe en virage coupe. De même, la stabilité du ski en prend un grand coup ! Alors on le répète sans cesse aux marques : arrêtez de nous mettre du rocker à toutes les sauces , en particulier sur les skis de piste haut de gamme ... N'utilisez cette option que sur les skis loisirs ! Je ne citerai que 2 exemples mais les Salomon x-race ou le ross héro élite lt n'ont qu'à perdre avec de telles technologies, et merci à des marques comme Nordica ou volkl de ne pas y aller ... Essayez les et vous comprendrez !

DPS Lotus 138 S

Là, on entre dans une autre dimension du ski.

Pour commencer, je ne parlerai pas de comportement sur piste car pour le coup, c'est un endroit où il est loin d'être à l'aise. Ca passe pour redescendre mais il faut quand même faire attention pour ne pas aller au tas. De même, ne choisissez pas le Lotus pour aller faire des couloirs verglacés .. j'ai testé pour vous et je n'étais pas fier.

Hors piste et en particulier dans la peuf, c'est tout simplement MONSTRUEUX. Qu'il y ait 20cm ou 50 et plus, c'est un jouet intergalactique. Malgré l'imposante largeur, on le sent à peine sous les pieds (moins de 4kg la paire !), et malgré le double rocker très marqué, on garde sans problème l'équilibration avant / arrière (c'est souvent le défaut des gros double rocker). Quelle que soit la vitesse ou le terrain, ça taille, ça flotte, ça rebondit ... le compteur sensation a l'aiguille bloquée au dessus du rouge.

Dans les endroits très encombrés, ceux où l'ont peut encore trouver des traces à faire après quelques jours, le LOTUS 138 est probablement l'un des skis les plus maniables et faciles du marché (même en 2m02 !). C'est aussi celui qui rattrape le mieux les erreurs (impossible d'enfourner ou de croiser). Et quelque soit la pente, il est très facile de contrôler sa vitesse en jouant sur le slide du talon en carbone.

A essayer absolument une fois dans sa vie pour découvrir la 4e dimension !

DPS Spoon

Disons le tout de suite : le spoon est très inspiré du Lotus 138. Il a tout de même nécessité 3 ans de mise au point car le concept de spatule convexe a conduit à de gros problèmes d'industrialisation. Par ailleurs, il a fallu trouver un équilibre pour que le gain apporté par la partie avant convexe ne perturbe pas le superbe équilibre mis au point avec le lotus 138 en plus de 6 ans.

Le résultat est époustouflant dès 20-25cm de poudre. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, un 150 au patin peut parfaitement être exploité à 100% en Europe ... et c'est même là qu'il apporte peut être le plus ! Dès 25-30cm de poudre, il permet une évolution incroyablement fluide et excitante dans les endroits encombrés (forêt, faces étroites, sauts etc.) avec une sensation de sécurité rarement connue.

On retrouve complètement les sensations que l'on a découvert sur le Lotus 138, avec encore plus de portance. A faible vitesse, le Spoon déjauge immédiatement et offre tout de suite une maniabilité incroyable. A grande vitesse, on découvre le plus de la spatule 3D avec cette possibilité de slider et contrôler au mm l'entrée en courbe ... un pur bonheur ! On se languit juste d'avoir un spoon dans une couleur aussi géniale que celle du nouveau Lotus 138, et de la neige pour y retourner !

Posté dans: Tests
 

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