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Choix d'une chaussure de ski

2 septembre 2012 20370 Vues

Les catégories de chaussures

Chaussures loisir

Destinées à une pratique occasionnelle (quelques jours par an), et à des skieurs de niveau débutant à moyen, elles se caractérisent par une conception simple, une rigidité faible (indice de flex < 75) et un poids minium. Les volumes sont plutôt généreux au détriment du maintient. Les mousses très souples apportent un confort immédiat voir douillet, mais elles ne peuvent supporter une utilisation régulière sous peine de se tasser très vite.

Chaussures sport

Destinées à une pratique plus régulière (une à 2 semaines par an), et à des skieurs de bon niveau, elles se caractérisent par une rigidité moyenne (entre 90 et 100), et un minimum de réglages (boucles micrométriques, canting, ...). Les volumes commencent à se réduire pour apporter une tenue correcte (apparition d'une pince de talon) mais les mousses restent plutôt confortable par leur souplesse.

Chaussures perf.

Destinées à une pratique régulière (plusieurs semaines par an), et à des skieurs experts sportifs, elles se caractérisent par une rigidité élevée (110 et plus). Les volumes sont réduits avec notamment une pince de talon marquée et un avant pied étroit. Les mousses plutôt fines et fermes assurent une bonne longévité de la tenue. Par contre, les chaussons fins nécessitent un choix de coque en cohérence avec la forme du pied.

Chaussures comp.

Destinées à une pratique d'excellent niveau ou à des skieurs compétiteurs, elles se caractérisent par une rigidité très élevée (130 à 150), et une conception ultra robuste. Les volumes sont très réduits. Les mousses très fermes assurent des transferts d'appuis immédiats. Les chaussons très fins nécessitent un choix de coque en cohérence avec la forme du pied, et le plus souvent des déformations de coque pour l'adapter à la forme du pied.

La bonne pointure

ON NE PREND PAS UNE POINTURE PLUS GRANDE EN SKI QU'EN VILLE !

Le premier élément dans le choix d'une chaussures, et le plus important, est la détermination de la pointure nécessaire. Même si ce choix paraît facile, 70% des skieurs skient avec des chaussures qui ne sont pas à la bonne taille, et cette erreur de taille conduit dans 90% des cas à des douleurs en skiant.

De ce choix découle toute la suite, d'où son importance! La bonne taille, c’est celle où le pied sera parfaitement maintenu même sans serrer fortement la bouclerie, une fois que le chausson ce sera tassé. Pas facile à imaginer avec un chausson neuf qui prend deux fois plus de place au départ ! Attention, une chaussure trop grande, c’est ampoules, froid au pied. Trop petite, ce sont les ongles qui trinquent ou le sang qui ne passe plus.

Pour un pied standard, le choix de la pointure est basé sur une mesure de la longueur réelle du pied le plus long (en cm), dans une position d'appui (genoux fléchis) vers l'avant. Cette mesure va être exploitée pour sélectionner une coque en fonction de la pointure dite "mondopoint".

Ainsi, pour un pied mesurant entre 27 et 28cm, on choisira à priori une chaussure de 27,5 mondopoint.

Les choses se compliquent lorsque la morphologie du pied n’est pas standard (palette méta large, bout de pied carré, cheville ou bas de mollet volumineux, pied fortement pronateur ou supinateur, fort coup de pied etc.).

Là encore, faites appel à un vrai spécialiste. Les hauteurs de coup de pied, largeur de cheville, forme de l'avant du pied seront pris en compte pour déterminer la bonne base de travail, sachant que des adaptations vont être nécessaires.

Dans une pointure 27 mondopoint, la longueur réelle interne de la coque est toujours supérieure à 27 cm. Les fabricants intègrent une "marge de confort" qui sera partiellement occupée par l'épaisseur du chausson. Suivant les catégories de chaussure (Loisir, Sport, Racing), la marge de confort peut aller de 1 à 4 cm. Ainsi, une coque 27 mondopoint Loisir possède souvent une longueur interne de 31 cm au moins .

Lors des essais, il faudra être bien serré pour tenir compte du tassement important des mousses du chausson, et ce d'autant plus que ce chausson est douillet. En cas de doute, un petit essau pied nu das la coque sans chausson permet de vérifier la marge disponible.

Demi-Tailles

Pour une question de coût de développement, les coques sont produites pour 2 demi tailles. Ainsi, un 27 et un 27.5 partagent la même coque. De plus en plus, il n'y a plus de différences non plus au niveau du chausson (on joue sur l'épaisseur de la semelle de propreté).

Le bon modèle

Une fois la pointure déterminée, le choix de la bonne chaussure ne se fait pas en lisant des caractéristiques techniques sur Internet, ou en écoutant les conseils de votre pote qui n'a pas le même pied que vous. Cela va consister à sélectionner une coque dont les différents volumes (largeur avant, hauteur de coup de pied, largeur aux malléoles, largeur au talon, pince de talon, cavité au niveau du naviculaire, hauteur de collier ...) seront les plus cohérents possibles avec ceux du pied visé.

Dans ce domaine, la logique est de mise : analyser les volumes des 2 pieds et toujours considérer que le choix se fera autour du pied le plus fort. A ce niveau, rien ne peut remplacer les essais, mais il faudra essayer d'imaginer le tassement du chausson pour sentir ce qui se passe derrière !

En vous adressant à un professionnel qui connait bien les chaussures du marché, vous pourrez aller beaucoup plus vite dans cette étape en évitant de grossières erreurs. Ne vous faites pas d'illusions : la standardisation du marché de la chaussure offre de moins en moins de possibilités quant aux formes disponibles dans une catégorie de chaussure choisie. Ceci a 2 conséquences :

  • le choix que vous ferez reste un compromis, qui devra éventuellement être complété par un travail ultérieur sur le chausson et/ou sur la coque (d'où encore une fois l'intérêt de vous adresser à un spécialiste qui sera en mesure de le faire).
  • si vous sortez manifestement du standard (skieur expert avec pied large, skieur léger et débutant avec un pied très étroit, différence importante entre les 2 pieds, coup de pied fort, mollet encombrant, pied large, pied plat ou pied très creux ...), un travail d'adaptation conséquent sera forcément nécessaire.

Tous les essais doivent de faire avec des chaussettes fines afin

  • de sentir les points de contact et les pressions
  • d'éviter de choisir une pointure trop grande, considérant que la mousse de la chaussure va forcément se tasser dans le temps

Les points à contrôler lors d'un essayage

Longueur

Pour contrôler la longueur, enfilez les chaussures, et serrez normalement les boucles du collier. Procédez à plusieurs fortes flexions vers l'avant. Relâchez la pression et une fois la jambe revenue dans l'axe naturel du collier (sans se mettre en arrière!), le pied doit affleurer l'extrémité du chausson (on doit le sentir sans douleur ou gêne). Lors de la flexion vers l'avant, le pied ne doit plus percevoir l'extrémité.
Si tel est le cas, vous avez la bonne pointure.
Si même lors de la flexion, vous sentez encore nettement le chausson, et qu'en position naturelle, vous butez et avez une vraie gêne, il faut prendre plus grand (c'est là que certains skieurs acceptent cette gêne pour avoir de la précision, alors que d'autres ne l'acceptent pas).

Largeur avant

Les orteils doivent être libres dans la chaussure lorsque vous êtes en flexion. Le pied ne doit pas être compressé en largeur au niveau des métas, mais ne doit pas non plus se déplacer latéralement. Il est nécessaire de rester debout dans les chaussures durant quelques minutes en faisant des flexions pour vérifier cette largeur avant (une pression latérale trop importante génère vite des douleurs ou crampes)

Hauteur de coup de pied

Le pied doit être plaqué au fond de la chaussure sans serrage excessif (serrer au minimum les boucles avant). Il ne doit pas y avoir de point dur sur le coup de pied, au risque de bloquer la circulation sanguine et d'occasionner un refroidissement du pied.

Largeur malléole

Il ne doit pas y avoir d'appui anormal sur les malléoles internes et externes. Une pression importante sur l'une des malléoles lors des flexions peut être le signe d'une instabilité du pied, qui doit être corrigé par une semelle, voir compensée par une déformation de la coque au niveau de l'appui.

Pince de talon

Le maintien du talon doit être tel que le pied ne doit pas de soulever idéalement de plus que quelques millimètres lorsque l'on est en flexion sur la languette et que l'on essaye de lever le talon (cela ne veut pas dire qu'il faut essayer de se mettre sur la pointe des pieds .. dans ce cas, le talon se soulèvera toujours, même dans une chaussure racing !)

Aller plus loin

Article suivant : Les 5 étapes clés du bootfitting

 

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